
L'ortie : une plante documentée, pas mythifiée
Récoltée avant floraison dans les prairies ardennaises. Présente dans les formulaires apothicaires belges depuis le XVIIe siècle. Ce que nous savons — et ce que nous ne prétendons pas.


Une plante de terrain, pas de vitrine
Urtica dioica est une plante dioïque vivace de la famille des Urticacées. Elle colonise les sols riches en azote — lisières forestières, berges, jardins anciens — sur toute l'Europe tempérée.
Les formulaires apothicaires bruxellois et liégeois du XVIIe siècle l'inscrivent comme diurétique et dépuratif printanier. Ce n'est pas une tradition orale : les références sont datées et localisées.
Les feuilles concentrent des flavonoïdes, des acides phénoliques et des minéraux — fer, calcium, silice — à des taux qui varient selon le stade végétatif. La récolte avant floraison n'est pas un choix arbitraire.


Ardennes et prairies wallonnes
Nos orties proviennent de prairies humides en Ardenne et en Wallonie centrale, récoltées à la main avant l'apparition des premiers boutons floraux — généralement entre avril et début mai.
Le stade végétatif compte. Une ortie récoltée en pleine floraison présente une composition minérale différente de celle cueillie avant. Nous indiquons le mois et le site pour chaque lot.


Deux méthodes, deux extraits distincts
L'infusion aqueuse (5 g de feuilles séchées pour 250 ml d'eau à 90 °C, dix minutes) extrait principalement les flavonoïdes hydrosolubles et une part des minéraux. C'est la voie la plus directe.
La teinture mère (macération 1:5 dans un alcool à 45°, trois semaines) concentre davantage les composés phénoliques. Le ratio et le degré d'alcool ne sont pas des conventions : ils déterminent ce que l'on extrait.
Une tisane n'est pas une teinture diluée. Les deux préparations ne sont pas interchangeables et nous ne prétendons pas qu'elles le sont.
